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> Point de vue

   

> Mars 2008

Où va notre monde ?

Comme d’habitude, devant cette question, apparaissent deux positions radicales, opposées et irréconciliables : le pessimisme le plus grand et désespéré et l’optimisme le plus fantastique et ingénu. L’enfer ou le paradis.

Pour l'optimisme à outrance, notre monde suit une droite ligne ascendante, dans laquelle on ne rencontre pas d’accidents important. La création et le progrès sont constants. Aujourd’hui est mieux qu’hier et moins bien que demain... Jamais un faux-pas, un problème grave ; au contraire tout est amour et compréhension dans la famille humaine qui s’entend si bien. Les chocs, confrontations et erreurs sont des jeux d’enfants, sans plus de conséquence, faciles à corriger avec bonne volonté et un sourire. La seule ombre dans ce panorama heureux vient précisément des gens qui ne partagent pas cette opinion, des présages noirs qui obstruent la joie inconsciente de ceux qui voient ou interprètent les choses à leur goût. C’est comme faire l’histoire sans presque laisser aucune trace.

 Du point de vue pessimiste la civilisation tombe en chute libre. Aujourd’hui est pire qu’hier et meilleur que demain. La corruption du genre humain est évidente et l’on pointe plusieurs causes ; entre autres les failles spirituelles ou plus concrètement l’éloignement de telle ou telle forme religieuse, l’incompréhension de telle ou telle forme socio-politique.

De même la science est néfaste : plus grandes sont les connaissances, plus grandes les catastrophes et pire l'application que l’homme fait de ces connaissances. L’art est à peine l’exacerbation vulgaire des sens... Nous sommes devant le désastre total ; tout va mal et rien n’a de solution. Il reste seulement à attendre la fin du monde, la grande catastrophe sur laquelle abondent des prévisions les plus variées dans la vaste palette du négatif.

C’est pourquoi nous nous demandons une fois de plus : Où va notre monde ? Avons-nous seulement ces deux possibilités, ces deux seules façons d’envisager la vie, notre vie actuelle ?

Si nous analysons impartialement notre époque, il est impossible de nier l’idée de crise. Il y a beaucoup de choses détruites, inutiles, oubliées ou perdues, dépassées usées... il y a une grande anxiété de changement, mais on ne sait pas bien ce que l’on veut changer ni dans quelle direction les changements seraient les plus viables.

La morale atemporelle, ce sentiment d’être au-delà de l’existence présente, s’est diluée dans les consciences, ou endormie dans les profondeurs de l’inconscient, ou bien se montre de temps à autre sans se faire entendre des multitudes désorientées. La beauté, le courage, l'honnêteté, la finesse du bon goût, la délicatesse de l’amour, la spiritualité, se dissimulent comme des choses honteuses derrière les oripeaux de la mode, l’ironie, la grossièreté et la violence. À première vue on remarque l’agressivité individuelle et collective, l’intolérance absolue, le dédain des uns pour les autres et le désir de vengeance sur tous les plans.

Alors, il n’y a pas un petit rayon de lumière ?

Bien sûr que si. Il y a lumière tant que nous pouvons penser à ce qui arrive, analyser ce que nous voyons et extraire des expériences de tout cela. Il y a lumière tant que nous conservons la capacité de rêver d’un monde nouveau et meilleur, tant que nous exerçons la volonté pour transformer ce rêve en réalité. Il y en a, tant que nous continuons à lire les pages toujours vivantes et actuelles de l’Histoire, où nous apprenons que, jusqu’à présent, nous avons toujours dépassé les moments les plus pénibles et difficiles. Là le plus grand optimisme devient force et intelligence pour éviter de répéter les erreurs et développer les bonnes idées.

Où va notre monde ? Vers son propre destin, et nous, les hommes, ne sommes pas étrangers à cela.

C’est le moment de poser une nouvelle question : « suis-je capable de prendre part activement à cette entreprise ? » C’est dans la réponse « oui » que réside la possibilité de le réaliser. C’est l’heure.

Delia Steinberg Guzmán, présidente internationale de Nouvelle Acropole

 

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Point de vue

Où va notre monde ?

Coup de coeur
Le Christ philosophe
Ils ont dit
À voir
Vlaminck, le fauve
 

Vient de paraître

N°203 mars/avril 2008

DOSSIER SPECIAL

Peut-on sauver la planète Terre ?

·          Quel avenir pour la Terre ?

·          L’hypothèse Gaïa

·          A la rencontre des sans-abri

·          Une éthique du volontariat

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> Coup de coeur

A lire 

   

Le Christ philosophe

Historien des religions, Frédéric Lenoir nous décrit le Jésus historique et son message d’amour adressé à tout être humain mais révolutionnaire pour la société juive ;  un message qui porte en lui l’égalité de tous, la fraternité, la non-violence et le partage, toutes les valeurs  de l’humanisme  moderne. C’est ce Christ philosophe qu’il nous fait redécouvrir après les penseurs de la Renaissance et des lumières mais aussi la triste réalité du détournement de ces valeurs par le pouvoir religieux jusqu’à la perversion de l’inquisition.

Mais Frédéric Lenoir est aussi un homme de conviction qui voit dans ce message la racine de la démocratie et des droits de l’homme qui ne sont pas nés en Occident par hasard. Ce livre est une belle occasion d’enrichir nos connaissances sur ces deux mille ans qui nous séparent de l’origine du christianisme, sur les questions métaphysiques et théologiques qui se sont posées, sur les affrontements et  les courants de pensée qui ont jalonné  la société jusqu’à  notre époque en pleine mutation et interrogations.

Dans un langage accessible à tous, il incite à une réflexion et un approfondissement des sujets brûlants de notre époque ainsi que des concepts comme la religion, le fanatisme, la spiritualité,  la philosophie, l’humanisme, le matérialisme, la dignité et la liberté humaine.

Plon, 305 pages 19 €

 

Concentration et éveil intérieur

selon les enseignements oraux du bouddhisme tibétain

Par Fernand Schwarz

Une découverte accessible de la pratique tibétaine de la voie intérieure.

Prix : 6€ dans votre centre Nouvelle Acropole le plus proche

> Ils ont dit

   

« L’esprit n’est jamais né. L’esprit ne cessera jamais. Il n’y eut pas de temps où il n’était pas. Fin et commencement sont des rêves. »
Proverbe sioux.

« Les pins n’ont de couleur ni ancienne, ni moderne. »
Koan zen

« C’est la vie qui donne à la vie. Et vous qui croyez être la source du don vous n’êtes que les témoins.  »

Khalil Gibran

« Dans la vie, il n’y a pas de solutions. Il y a des forces en marche : il faut les créer et les solutions suivent. »

Antoine de Saint Exupéry

 

> Cercle de poésie Calliope

______________________

le thème du concours 2008, organisé par le cercle de poésie Calliope est :

« l’idéal »

Date limite d’envoi de votre poème : 31 décembre 2008.

Règlement du concours :
www.cercle-poesie-calliope.org

Pour nous écrire : cercle.calliope@wanadoo.fr

> Activité du mois

Le pouvoir des contes

Jeudi 27 mars 2008 à 20h30

aux Antonins

Les contes endorment les enfants, mais éveillent les adultes. Loin d’être de simples divertissements, ils nous révèlent à nous-mêmes.

www.nouvelleacropoleantony.org

Réservations 01 41 13 89 93

> À voir

Exposition

 

Vlaminck, un instinct fauve

Le musée du Luxembourg accueille une exposition consacrée à Maurice de Vlaminck (1876-1958), le peintre fauviste. Emaillée d’anecdotes, sa vie est à l’image du peintre : tourbillonnante et contrastée. Autodidacte, grand admirateur de Van Gogh, Ses coups de pinceau vifs et agressifs lui valent de devenir l’un des héros du fauvisme. Il expose dès 1905 aux côtés de Matisse et Derain. Après sa période fauviste, il sera influencé par Cézanne. L’exposition réunit en une centaine de toiles provenant de vint cinq musées, les œuvres de Maurice de Vlaminck entre 1902 et 1915, la meilleure époque du peintre.

Du 20 février au 20 juillet 2008

musée du Luxembourg, 19 rue de Vaugirard, 75006 Paris

Tél 01 49 52 50 50

Plus d’informations sur www.museeduluxembourg.fr 

 
 

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